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Le professionnel du marketing numérique devrait-il craindre l’ « influenceur » ?

Le vent du marketing d’influence a désormais atteint nos pays du sud, et ça va vite. Nouvelle mode, tout le monde veut avoir sa page Facebook, son compte Instagram ou YouTube pour faire des blagues. C’est comme cela qu’on devient influent aujourd’hui, du moins CHEZ NOUS EN CEMAC (CNECEMAC).

Les vidéos comédiennes rapportent plus de vue que les vidéos publicitaires et ça peut parfois choquer les professionnels du marketing numérique. Certains dirigeants ont choisi de se tourner vers ces influenceurs pour piquer de nouveaux clients à leur audience. D’autres c’est pour améliorer la visibilité de leur produit et / ou service.

Cet écart de vues entre les deux (2) types de contenu (professionnel du numérique vs influenceur) amène certains à la déception au sujet de l’internaute CNECEMAC. On dit souvent qu’il n’est pas encore prêt à accueillir le marketing numérique, le marketing de contenu ou l’INBOUND. Ça aurait pu être vrai il y a 3 ans quand aucune donnée ne pouvait prouver le contraire.

Aujourd’hui, on sait que plus de la moitié des requêtes sur Google sont des « HOW TO » (COMMENT) au Gabon par exemple. L’Internaute veut savoir et le marketing d’aujourd’hui doit d’abord lui donner des solutions avant de commencer à lui vendre des produits. Dans le même pays, l’Indice de la maturité numérique est de 67%, les habitants posèdent le basic pour comprendre et adopter le numérique.

Où se trouve donc la grande différence entre le travail de l’influenceur et celui de professionnel du digital CENECEMAC alors ?

Regardons ensemble certaines choses de plus prêt !

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Désormais on sait que la CEMAC totalise plus de 9 millions de personnes connectées à internet d’après les chiffres des Nations Unies. C’est 17% d’une population d’environ 55 millions d’habitants. C’est un nombre suffisant pour se faire remarquer quand on a une activité de distraction comme les humoristes.

Mais ne perdons pas de vue que la distraction est l’une des principales raisons qui mène les gens vers les réseaux sociaux. A contrario les gens ne viennent pas sur ses plateformes pour chercher du contenu publicitaire. D’où il ne faut pas comparer les deux audiences au risques de se faire mal.

  • Les 3 raisons principales qui amènent les internautes sur les réseaux sociaux (RS)

La recherche de l’information, la distraction et la connexion avec les autres, sont les raisons qui amènent l’internaute à se connecter aux réseaux sociaux. Ce n’est pas pour venir suivre les publicités de n’importe quelle marque ou PME. Ça va de soi que lorsque vous le bombardiez du contenu (vidéo ou image) en dehors de ces trois raisons ça ne marche pas.

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Prenons l’exemple de l’humoriste qui donne à son audience l’un de ces trois éléments, avant de faire un placement de produit. Même si la conversion reste encore à travailler sérieusement CNECEMAC, ce dernier lui donne l’une des choses qu’il veut. Son attention est déjà retenue par cette distraction avant qu’il ne lui soit présenté un produit ou un service.

Si en professionnel on ne répond pas en premier à un de ces éléments et que tout le temps qu’on est en ligne on vend sa marque. Les mêmes causes produisant les mêmes effet, on ne doit pas s’attendre au miracle. N’étant pas humoriste, il faut donner l’information pertinente à l’audience et essayer de créer la connexion avec lui avant de lui présenter votre contenu publicitaire. Établissez donc votre stratégie de contenu en prenant ces trois éléments en considération.

  • Les audiences ne sont pas le même 

Les « influenceurs » humoristes et comédiens peuvent plaire à quasiment tout le monde sur les réseaux sociaux. Leur audience est donc plus grande car nous aimons tous rire et voulons bien nous détendre de temps en temps avec ces vidéos. Pendant qu’ils prestent ou font une création artistique pour toute une population, nous avons obligations de cibler nos campagnes.

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Les professionnels du digital ont une audience plus petite, un segment de la population bien précis, lequel est encore plus restreint sur les RS. Il n’y a pas de raison de comparer les deux types d’audience, chez l’un les gens viennent pour rire d’abord. C’est parmi cette audience que la marque espère capter l’attention de certains au sujet de son produit. Chez l’autre ce serait à priori pour l’information sur le produit et / ou service, ou alors pour l’achat.

Les objectifs premiers des deux types de contenus sont différents et les retours le seront aussi. Ce n’est pas parce que l’internaute n’y est pas, pas forcément. C’est peut être parce que le marketeur ne s’y prend pas comme il devrait. La communication et le marketing, même numérique chez nous est encore entièrement assimilé à la vente. Pourtant cette étape se trouve à la fin du tunnel de vente sur internet. L’absence de résultat ne devrait pas étonner.

  • Le complémentarité avec le professionnel du digital

Le marketing d’influence complète le marketing de contenu, à aucun moment il ne le remplace. Il faut donc voir comment l’insérer dans notre stratégie de contenu. Si votre supérieur pense le contraire, rappeler lui que l’influenceur n’a généralement aucune connaissance de votre persona. D’ailleurs il n’a aucune raison de la connaitre. Vous, entreprise, profitez de son audience pour la visibilité et la conversion dans la mesure du possible. Faites-le gentiment, avec tact, au risque de se faire virer 🙂 .

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L’utilisation de l’influence marketing n’est qu’un des nombreux outils dont dispose aujourd’hui le pro du contenu numérique pour atteindre ses objectifs. Il faut cesser d’accuser l’internaute CNECEMAC parce qu’il aime et suit du contenu de distraction. C’est à peu près la même chose partout ailleurs. Evitons surtout de dire qu’il n’est pas prêt et cherchons à travailler avec l’influenceur de chez nous en avons les moyens.

Pour conclure, on comprend qu’ils auront toujours une plus grande audience à cause de l’activité d’une part. Leur cible est toujours plus grande que la nôtre et tout le monde aime rire pour se détendre, se distraire. De l’autre, on peut en  profiter si nous en avons les moyens pour convertir de nous nouveau client. Mais là encore tout dépend du niveau d’influence qu’on a en face ou du moins de ce qu’on définit comme influenceur.

Malheureusement tout ce qui brille n’est pas forcement de l’or et tout influenceur peut vous apporter la visibilité mais pas forcément l’achat du produit. De quel côté se situe notre entreprise au niveau du but à atteindre, c’est ça la question désormais.

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